L'homme est comme une pierre qui tombe : il se croit libre uniquement parce qu'il a conscience de son mouvement, sans avoir conscience des causes qui le poussent à suivre un tel mouvement. Pour Emmanuel Kant, l'homme trouve en lui une idée immédiate de la loi morale grâce à un certain usage de sa raison. Pour Hobbes, la liberté est donc l'absence d'obstacle à la réalisation de ce que la force et l'intelligence d'un individu peuvent réaliser. Nos conseillers pédagogiques sont là pour t'aider et répondre à tes questions par e-mail ou au téléphone, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. L'autonomie peut se comprendre à deux niveaux : Au niveau moral, l'autonomie signifie que l'homme peut par lui-même saisir ce qu'il doit faire : il lui suffit de faire usage de sa raison pour comprendre ce qu'il doit faire. Mais cette solution n'est pas entièrement satisfaisante, car elle ne permet pas de penser une coïncidence entre la vie en collectivité et la liberté individuelle. Il faut donc connaître à la fois les lois de la nature, qui conditionnent l'action, et les lois de la nature de l'homme, qui conditionnent les raisons qui le poussent à agir de telle ou telle façon. Contrairement aux animaux dont le comportement semble entièrement dicté par l'instinct, l'homme pourrait agir sans que rien ne l'y pousse. C'est le cœur de la liberté politique : en obéissant à la volonté générale, chaque citoyen n'obéit qu'à lui-même. Descartes réponds qu’il faut néanmoins une condition préalable pour choisir l’évidence, qui est l’attention : si nous ne sommes pas attentifs, ce qui est en soit évident cessera alors de l’être pour n… C'est en apprenant à faire cette distinction qu'ils apprendront à être libres, indépendamment des circonstances extérieures. A ) Les données du problème Sous l'influence des débats religieux sur la question de savoir si Dieu a créé l'homme libre ou « serf » la problématique de la liberté de la volonté tombe dans le domaine de la philosophie. En effet, si l'homme est soumis au déterminisme, cela veut dire que ses actions ne sont que les effets de causes dont il est le plus souvent inconscient. la liberté de penser. Le niveau physique : c'est la liberté comprise comme absence de contrainte physique. Hors de la société civile, tout homme peut être dépouillé et tué par n'importe quel autre. Individu Le Bien qui est impliqué dans l’idéal d’une pleine possession de sa puissance d’agir, ne pourra jamais tyranniser un individu puisqu’il est immanent à sa nature même ; il en sera au contraire la meilleure expression. Mais ce terme est péjoratif : il comporte l'idée d'une décadence du point de vue moral. Contrairement aux autres animaux dont le comportement semble entièrement dicté par l'instinct, l'homme pourrait agir sans que rien ne l'y pousse. "Blanche" (1925). On peut distinguer différents niveaux de liberté, mais on entend souvent par liberté celui qui n'a pas de contrainte. "Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'avant ?" Nous sommes seuls, sans excuses. La liberté elle-même se retourne en Phèdre comme un déterminisme. Il se reconnaît donc comme responsable des conséquences de ses actes. Ces deux réalités vont ensemble et ne s’opposent pas. Bref, nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'œuvre et l'artiste. Le proverbe "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" illustre bien ce problème : pour vivre en société, il faut poser un certain nombre de limites à l'exercice de la liberté. En philosophie, deux positions philosophiques rejettent l'idée de liberté humaine : le déterminisme et le fatalisme. Ainsi, pour le philosophe Karl Marx, la pensée de chacun est déterminée par les « conditions matérielles d'existence », c'est-à-dire la société dans laquelle il vit. Pourtant, il est difficile de définir précisément cette liberté. C'est la liberté de conscience. Croire au destin, c'est croire au fait que tous les événements sont "écrits" à l'avance. L'être humain libre est celui qui dispose de lui-même à sa guise. Seuil, coll. C'est ce que j'exprimerai en disant que l'homme est condamné à être libre. Ainsi nous n'avons ni derrière nous, ni devant nous, dans le domaine lumineux des valeurs, des justifications ou des excuses. Si tu crois soumis à ta volonté ce qui est, par nature, esclave d'autrui, si tu crois que dépende de toi ce qui dépend d'un autre, tu te sentiras entravé, tu gémiras, tu auras l'âme inquiète, tu t'en prendras aux dieux et aux hommes. L'homme aurait ainsi une entière liberté de penser et de vouloir. C'est en trouvant en lui le principe de son action que l'homme peut être libre : en agissant selon la loi morale que lui dicte sa raison, il s'arrache ainsi à ses penchants naturels et affirme sa liberté. L'indépendance, que défendent les stoïciens, est l'idée selon laquelle l'homme est libre car ses volontés et représentations ne dépendent que de lui-même. Le niveau métaphysique : c'est la liberté comme exercice de la volonté et capacité d'être auteur de ses choix. Cependant, il ne faut pas en rester au constat de l'existence de ces déterminismes. La seule forme légitime de l'obéissance à la loi est donc que chaque citoyen en soit en partie l'auteur. Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. L'indépendance, que défendent les stoïciens, est l'idée selon laquelle l'homme est libre car ses volontés et représentations ne dépendent que de lui-même. GF Flammarion (2011). Chaque homme peut donc trouver en lui l'énoncé de la loi morale, en faisant usage de sa raison. Il explique que l'homme se croit libre car il ignore les causes qui le déterminent dans ses actions et ses désirs. Il faut distinguer différents niveaux pour penser la liberté : Souvent, on assimile la liberté à la possibilité de faire tout ce que l'on veut sans limite naturelle ou conventionnelle. C'est ainsi que la définit Thomas Hobbes dans le Léviathan. La Liberté intérieure. En outre, Hobbes souligne que si les lois définissent un ensemble de choses que nous ne devons pas faire, elles laissent une grande liberté d'action relativement à tout ce sur quoi elles ne statuent pas. Le libre arbitre est la capacité pour un individu de choisir ses actes sans y être contraint par aucune force extérieure. La liberté peut être définie de plusieurs points de vue, même si en philosophie l'on a tendance à définir cette notion sous l'angle de la morale. Les moyens par lesquels l'homme exerce sa liberté individuelle, Les moyens par lesquels l'homme exerce sa liberté en société, Exercice fondamental : La liberté chez Descartes, Exercice fondamental : La critique du libre arbitre par Spinoza, Exercice fondamental : Sartre et la liberté, Exercice fondamental : La liberté vue par les stoïciens. C'est ce que j'exprimerai en disant que l'homme est condamné à être libre. GF Flammarion (2010). La liberté selon Spinoza Cette citation est une critique de la notion ordinaire de liberté : c’est parce que les hommes ignorent ce qui les détermine qu’ils s’imaginent capables de commencer des actions ou des pensées à partir de rien. Pour Hobbes, la liberté n'est que la liberté de mouvement. […] Si donc on écarte du pacte social ce qui n'est pas de son essence, on trouvera qu'il se réduit aux termes suivants : chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale ; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout. Enfin, l'homme vivant en collectivité, il est possible de se demander si la liberté n'est pas de fait toujours restreinte par l'existence des lois. C'est pourquoi l'homme est responsable de chacun de ses actes. Par ailleurs, dans de nombreux cas, l'homme se croit libre alors qu'il est déterminé par des causes qu'il ignore : la liberté peut-elle être illusoire ? Un individu fait un plus grand usage de sa liberté lorsqu'il choisit de faire une action bonne, comme aider une personne âgée à traverser la rue, que lorsqu'il choisit de faire quelque chose au hasard, comme tourner à droite plutôt qu'à gauche au cours d'une promenade. Ce qui définit l'homme, c'est d'abord le fait d'exister. Dans ce type de situation, l'usage qu'un individu fait de sa liberté est réduit, car exercer pleinement sa liberté, c'est au contraire faire un choix justifié. À première vue, il semble que la loi, qui impose des droits et des devoirs, soit une entrave à la liberté individuelle. Même si l'action humaine s'inscrit dans le cadre des lois de la nature, il est possible de distinguer un aspect de l'action humaine qui sort l'homme de cette condition : l'usage de sa raison. Ce qui définit l'homme, c'est d'abord le fait d'exister. « Si tu crois soumis à ta volonté ce qui est, par nature, esclave d'autrui, si tu crois que dépende de toi ce qui dépend d'un autre, tu te sentiras entravé, tu gémiras, tu auras l'âme inquiète, tu t'en prendras aux dieux et aux hommes. Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la solution. Il s'agit alors de la liberté de faire, et l'homme libre s'oppose au prisonnier ou à l'esclave. Philippe Crignon, Paris, éd. Cette liberté comme respect de la loi que l'on s'est donnée s'appelle l'autonomie. 19 Nov 2008 par Simone MANON On définit communément la liberté de manière négative. Alors que l'oracle a prédit à Œdipe qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, celui-ci met tout en œuvre pour échapper à son destin. © Éditions Nagel, collection Pensées, 1946. Pour eux, même si le monde est régi par une stricte nécessité, l'homme est libre des représentations qu'il se fait du monde et des jugements qu'il porte sur lui. Jean-Jacques Rousseau a pensé les termes de cette liberté rendue possible par les lois, grâce au concept de volonté générale. En effet, c'est parce que sa liberté est entière que l'homme ne peut justifier ses manquements à la morale. – On se sent libre quand cesse une contrainte : un empêchement physique, une occupation non choisie ou un souci. Or en philosophie, il se distingue de la nécessité et désigne une obligation qui peut être accomplie ou non, et qui repose sur la liberté de l'individu. Si l’on doit établir un lien entre la liberté et le bonheur, il faudrait affirmer d’emblée que l’homme ne peut pas être heureux s’il n’est pas libre. C’est parce que tout le monde a un droit égal à la liberté que ma liberté est limitée par celle des autres et la leur par la mienne. Dans la mesure où l'homme vit en société, il importe de se poser la question de l'exercice de sa liberté au milieu de ses semblables. Il faut distinguer différents niveaux pour penser la liberté : Souvent, on assimile la liberté à la possibilité de faire tout ce que l'on veut sans limite naturelle ou conventionnelle. Pour Hobbes, la liberté est donc l'absence d'obstacle à la réalisation de ce que la force et l'intelligence d'un individu peuvent réaliser. Cette loi est nécessaire : chaque fois que de l'eau est chauffée à 99,98 °C, elle bout. L'être humain s'exprime ainsi pleinement dans ses actes. Il n'y a donc pas d'autre nature humaine que le fait d'exister et de pouvoir librement choisir sa vie. ». Épictète, par ces conseils, entend apprendre aux hommes à discerner ce qui dépend d'eux de ce sur quoi ils ne peuvent pas agir. Épictète, par ces conseils, entend apprendre aux hommes à discerner ce qui dépend d'eux de ce sur quoi ils ne peuvent pas agir. D'une part, les lois ne s'intéressent qu'aux actions, les citoyens sont donc libres de penser ce qu'ils veulent. En résumé, ce n'est que dans l'état civil que la liberté peut s'exercer, car son usage est réglé, contrairement à l'état de nature, c'est-à-dire l'état pré-social, où chacun, étant libre de faire ce qu'il veut, est en même temps en perpétuel danger de mort violente. L'être humain ne peut échapper à son destin, malgré tous ses efforts pour changer sa destinée. DC AUTONOMIE, « la liberté est l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite » Rousseau. On pourrait par ailleurs remarquer que l'homme se croit libre alors qu'il est déterminé par des causes qu'il ignore : la liberté pourrait-elle être illusoire ? Le Prométhée mal enchaîné, Paris, éd. La cure psychanalytique consiste à prendre conscience des déterminismes liés aux pulsions de l'individu, c'est-à-dire à ses instincts, transformés par le refoulement. Comprenez-vous ? En ce sens, il est en théorie possible de choisir de faire l'exact contraire de ce que la raison nous prescrit. Mais le déterminisme peut aussi être social ou psychologique. Il faut bien comprendre quune telle liberté absolue suppose que lhomme échappe aux lois générales de la nature donc échappe au déterminisme des lois naturelles. Dans ce type de situation, on peut invoquer la liberté intérieure, ou indépendance. « Bref, nous sommes libres quand nos actes émanent de notre personnalité entière, quand ils l'expriment, quand ils ont avec elle cette indéfinissable ressemblance qu'on trouve parfois entre l'œuvre et l'artiste. Il n'y a donc pas d'autre nature humaine que le fait d'exister et de pouvoir librement choisir sa vie. La reproduction du vivant est en effet la principale manifestation de la nature causale de ce dernier. Être libre, selon les stoïciens, reviendrait en fait à distinguer ce qui dépend de nous ou non. Malgré un certain nombre de contraintes, il peut exercer sa liberté politique au sein de l'État. Pour Bergson, être libre n'est pas choisir, mais transformer ce qui est. La liberté humaine est totale et inaliénable, mais elle comprend des conséquences inévitables, à commencer par la responsabilité. Ce qui définit l'homme, c'est d'abord le fait d'exister. La liberté signifiée par la puissance d’agir propose véritablement un idéal social et unificateur. C'est en apprenant à faire cette distinction qu'ils apprendront à être libres, indépendamment des circonstances extérieures. Au contraire, l'homme doit les connaître afin de les prendre en compte dans son action. Dans des sociétés qui priveraient l'être humain de sa liberté, l'être humain peut toujours exercer son indépendance ou son autonomie. Comprendre la liberté de penser à travers l'histoire des philosophes emprisonnés. La liberté consiste alors à respecter ces lois décidées ensemble. La liberté authentique perd son sens et la raison s’incline à l’émotion ! Parce que l'être humain est libre de choisir et d'agir, il est responsable. Non mais gratuit, un acte qui n'est motivé par rien. Le déterminisme est une conception selon laquelle tout arrive en vertu d'une chaîne de causes et d'effets, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets. C'est ce que souligne le philosophe Baruch Spinoza dans l'Éthique. Si la liberté est la capacité de se déterminer entièrement à agir, cette capacité ne rencontre-t-elle pas comme obstacle la liberté des autres individus ? Ainsi comprise, la liberté est donc cette capacité à exprimer dans un acte toute sa personnalité, c'est-à-dire ce que l'on est le plus profondément. Ainsi, dans Le Manuel, Épictète entend apprendre aux hommes à discerner ce qui dépend d'eux de ce sur quoi ils ne peuvent pas agir. Bergson admet que l'extérieur a des conséquences sur l'être humain, mais pour lui, l'individu consent à cette influence, il ne la subit pas. Il affirme que si la liberté s'éprouve comme choix, plus les motifs qui conduisent à prendre une décision sont grands, plus la liberté elle-même le sera. Le proverbe « la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres » illustre bien ce problème : pour vivre en société, il faut poser un certain nombre de limites à l'exercice de la liberté. « La raison pure est pratique par elle seule et donne à l'homme une loi universelle que nous nommons la loi morale. Dans cette perspective, l'existence humaine est tragique. Dès lors, la liberté morale correspondrait à la liberté individuelle, c’est-à-dire la liberté de chacun en tant qu’il détermine son comportement de façon purement libre, rationnelle et inconditionnée, en ne suivant que ses volontés et les valeurs auxquelles il adhère. ». Le niveau moral : c'est la liberté comprise dans un contexte politique et social. Il n'a pas besoin de se référer à une instance extérieure à lui, il ne reçoit pas les règles de quelqu'un d'autre. Déterminisme Le déterminisme est une conception selon laquelle tout arrive en vertu d'une chaîne de causes et d'effets, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets. La conception commune de la liberté selon laquelle l'homme est libre de faire ce qu'il veut est erronée. Il est donc entièrement libre, puisqu'il est déterminé par ce qu'il fait et non ce qu'il est. Mais on en est venu à se demander si la volonté elle-même est libre. En effet, une fois l'existence des déterminismes mise en évidence, il n'est plus possible pour l'homme de penser que la liberté consiste à faire ce que l'on veut. La liberté politique, c'est avoir des droits. Spinoza illustre cette idée par l'image de la pierre : si une pierre qui tombe avait une conscience, elle se croirait libre de faire cette action. Méditations métaphysiques, dans Œuvres de Descartes, texte établi par Victor Cousin, éd. L'existentialisme de Jean-Paul Sartre est probablement la philosophie qui défend la conception de la responsabilité la plus radicale. Au niveau moral, l'autonomie consiste à respecter la loi morale. Chez tout homme, la volonté est la cause fondamentale de l'action, rien ne peut la contraindre. Ce travail permet une meilleure connaissance de soi, ce qui a pour conséquence une meilleure maîtrise de soi et donc une plus grande liberté. On peut se demander jusqu'à quel point on en est responsable. C'est pourquoi l'existence est première par rapport à l'essence, c'est-à-dire à la nature de l'homme, qui n'est que le résultat de ce qu'il fait de sa vie. Spinoza illustre cette idée par l'image de la pierre : si une pierre qui tombe avait une conscience, elle se croirait libre de faire cette action. Le plus souvent, le déterminisme désigne ainsi la causalité naturelle, bien résumée par l'adage « les chiens ne font pas des chats ». D'autre part, la liberté réside aussi dans le silence de la loi, c'est-à-dire dans les actes auxquels les lois ne s'intéressent pas, non pas absolument parlant, mais dans la mesure où elles font confiance au libre-arbitre et à la responsabilité des individus pour régler des difficultés d'ordre mineur, ou encore les usages relevant de la morale. Si les juges de Socrate ne sont plus … L'autonomie, c'est le fait de se donner à soi-même sa propre loi, ou de trouver en soi-même sa propre loi, à l'aide de la raison. On peut d'abord souligner une évidence de la liberté : chacun fait l'expérience de sa propre liberté. La liberté ne s’oppose plus au déterminisme tragique, car la liberté se fait elle-même déterminisme. Henri Bergson estime que la liberté est affaire de création, ce n'est pas un choix entre des éléments existants. Si l'on considère que la liberté est la possibilité d'agir selon la loi, c'est parce que les lois sont en fait la condition de la liberté collective. On peut toutefois se demander comment un homme qui n'est pas libre dans la société peut exercer sa liberté. Car liberté et égalité doivent se concilier, alors que la liberté … L'autonomie, c'est le fait de se donner à soi-même sa propre loi, ou de trouver en soi-même sa propre loi, à l'aide de la raison. L'être humain a la possibilité d'agir simplement parce qu'il le décide : c'est l'acte gratuit d'André Gide. En résumé, la liberté peut s'exercer dans le cadre de la collectivité. Il n'y a donc pas d'autre … Définir la liberté comme possibilité de réaliser un acte gratuit pose d'abord un problème moral : quelle valeur accorder à une liberté qui, pour s'éprouver, transgresse toutes formes de règles ? La liberté figure parmi les plus importantes notions de la philosophie, au premier rang et aux côtés de la vérité. ». ». Hors de la société civile, chacun a droit sur toutes choses, si bien qu'il ne peut néanmoins jouir d'aucune. Pour comprendre cette conception, il faut en premier lieu insister sur le fait que Sartre pense que l'homme est un être indéterminé. Être libre serait alors la condition naturelle de l'homme, et la société la marque de son esclavage. Mais, une fois la société civile constituée, chaque citoyen ne conserve qu'autant de liberté qu'il lui en faut pour vivre bien et vivre en paix, de même les autres perdent de leur liberté juste ce qu'il faut pour qu'ils ne soient plus à redouter. En effet, ce sont les lois qui encadrent et rendent possible la coexistence d'une pluralité de libertés individuelles. Ainsi, pour Descartes, c'est l'exercice de la volonté qui constitue le libre arbitre de l'être humain. Je ne serais donc pas libre lorsqu'on contraint ma volonté par des règles, des ordres et des lois. ». Il faut connaître à la fois les lois de la nature, qui conditionnent l'action, et les lois de la nature de l'homme, qui conditionnent les raisons qui le poussent à agir de telle ou telle façon. Le niveau moral : c'est la liberté comprise dans un contexte politique et social. L'indépendance, ou liberté stoïcienne, permet de penser une liberté intérieure indépendante du monde extérieur. Dans ce type de situation, on peut invoquer la liberté intérieure, ou indépendance. L'existentialisme est un humanisme, Paris, Éditions Nagel, coll. Il faudrait voir que sans loi, il est impossible de parler de liberté, sinon avec le risque de confondre la liberté et la licence, c'est-à-dire la capacité de faire tout ce que l'on veut sans rencontrer de limites. Nos conseillers pédagogiques sont là pour t'aider et répondre à tes questions par e-mail ou au téléphone, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. N’est-ce pas une opposition à la thèse du libre arbitre ? La liberté n'est alors qu'une illusion, car l'homme est en fait le jouet des dieux. C'est une croyance que l'on retrouve en particulier dans l'Antiquité grecque : l'homme ne peut échapper à son destin, malgré tous ses efforts pour changer sa destinée. « Dieu a conféré à sa créature, avec le libre arbitre, la capacité de mal agir, et par-là même, la responsabilité du péché. Pouvoir agir sans motivation extérieure serait une preuve de la liberté humaine. La seule forme légitime de l'obéissance à la loi est donc que chaque citoyen en soit en partie l'auteur. « D'après le sens propre (et généralement admis) du mot, un HOMME LIBRE est celui qui, s'agissant des choses que sa force et son intelligence lui permettent de faire, n'est pas empêché de faire celles qu'il a la volonté de faire. L'histoire d'Œdipe, dans la tragédie de Sophocle, illustre bien le fatalisme. Cette forme de liberté est supérieure à la liberté naturelle, c'est-à-dire la possibilité de faire tout ce que l'on veut, car elle trouve son origine dans la raison et renforce l'autonomie morale, la responsabilité de l'individu, plutôt que son désir. Il faut donc interroger ce pouvoir de choix comme liberté. L'autonomie peut se comprendre à deux niveaux : Au niveau moral, l'autonomie signifie que l'homme peut par lui-même saisir ce qu'il doit faire : il lui suffit de faire usage de sa raison pour comprendre ce qu'il doit faire. Mais si tu penses que seul dépend de toi ce qui dépend de toi, que dépend d'autrui ce qui réellement dépend d'autrui, tu ne te sentiras jamais contraint à agir. « Hors de l'état civil, chacun jouit sans doute d'une liberté entière, mais stérile ; car, s'il a la liberté de faire tout ce qu'il lui plaît, il est en revanche, puisque les autres ont la même liberté, exposé à subir tout ce qu'il leur plaît. Jean-Jacques Rousseau a pensé les termes de cette liberté rendue possible par les lois, grâce au concept de volonté générale. Du contrat social, Paris, éd. Peut-on considérer, de mani&egra Mais, une fois la société civile constituée, chaque citoyen ne conserve qu'autant de liberté qu'il lui en faut pour vivre bien et vivre en paix, de même les autres perdent de leur liberté juste ce qu'il faut pour qu'ils ne soient plus à redouter. Cette idée de la responsabilité, Sartre l'exprime en disant que l'homme est « condamné à être libre ». Il n'y a donc pas d'autre nature humaine que le fait d'exister et de pouvoir librement choisir sa vie. La liberté La nature La raison ... Qu'est-ce que la philosophie ? Cette idée de la responsabilité, Sartre l'exprime en disant que l'homme est "condamné à être libre". On peut penser une autre forme de liberté, consciente des déterminismes et caractérisée par une recherche d'adhésion avec soi-même. Cours de philosophie. L'être humain vit en société. Par contre, l'homme peut s'efforcer, en fonction de son désir, d'être toujours plus indépendant, de manière à moins subir les causes extérieures. La liberté consiste alors à respecter ces lois décidées ensemble. Ainsi, se soumettre à la loi d'un pays est en même temps se soumettre à la loi que l'on s'est donnée. Au niveau politique, l'autonomie s'exprime dans le fait que chacun participe à l'élaboration des lois. Autrement dit, plus la volonté sera déterminée à décider une chose, plus elle exprimera un haut degré de liberté. Intérêt, passion, rien... L'acte désintéressé ; né de soi ; l'acte aussi sans but ; donc sans maître ; l'acte libre, l'acte autochtone. Mais l'autonomie peut aussi se penser au niveau politique. L'esclave n'est pas libre, car tout ce qu'il peut faire dépend de la volonté de son maître. Ainsi, être libre signifie ne pas être soumis à une volonté autre, ni à une contrainte extérieure. » En effet, dire que l'homme est libre, même si cette liberté s'exerce dans le cadre d'un État régi par des lois, signifie qu'il est tenu pour responsable de ses actes. Pourquoi Athènes, cité de la libre parole et de la démocratie, a-t-elle mis à mort le "père" de la philosophie ? Léviathan, Paris, éd. Dans la mesure où l'homme vit en société, il importe de se poser la question de l'exercice de sa liberté au milieu de ses semblables. » Liberté et obstacles. L'homme libre, c'est celui qui dispose librement de sa personne et de ses biens. Mais la liberté peut également se définir comme faculté morale, psychologique et métaphysique, c'est-à-dire faculté subjective, intérieure à l'âme ou à l'esprit, qui permet à tout être humain d'agir ou de penser par lui-même quelles que soient ses conditions d'existence, notamment sociales, juridiques et politiques. D'après le sens propre (et généralement admis) du mot, un HOMME LIBRE est celui qui, s'agissant des choses que sa force et son intelligence lui permettent de faire, n'est pas empêché de faire celles qu'il a la volonté de faire. La liberté humaine est totale et inaliénable, mais elle comprend des conséquences inévitables, à commencer par la responsabilité. La liberté a d'abord été conçue dans le domaine de l'action et de la politique. Dans ce cas, il s'oppose à la liberté. Mais surtout, une telle définition de la liberté n'est peut-être pas juste. L'être humain définit sa liberté comme la possibilité de disposer de lui-même à sa guise et de ne pas subir de contraintes extérieures. Ainsi, être libre signifie ne pas être soumis à une volonté autre, ni à une contrainte extérieure. C'est une conception illusoire de la liberté : elle marque l'ignorance des causes qui déterminent un sujet à agir. La sécurité est la condition de la liberté : comment être libre si l'on ne peut pas sortir de chez soi sans risquer sa vie ? Éthique, (Ethica), trad. On ne trouve enfin hors de la société civile que l'empire des passions, la guerre, la crainte, la pauvreté, la laideur, la solitude, la barbarie, l'ignorance et la férocité ; dans une société civile, on voit, sous l'empire de la raison, régner la paix, la sécurité, l'abondance, la beauté, la sociabilité, la politesse, le savoir et la bienveillance. C'est le cœur de la liberté politique : en obéissant à la volonté générale, chaque citoyen n'obéit qu'à lui-même. En effet, tuer ce parfait inconnu sans raison, allant ainsi à l'encontre du principe moral qui interdit le meurtre, prouverait sa capacité à s'affranchir de toutes les règles qui pèsent sur lui. Tous les hommes ne sont pas libres. Notre liberté n’est donc pas absolue. Il va même plus loin, estimant qu'en transformant ainsi le réel, l'être humain se transforme lui-même. André Gide appelle ce type d'acte un "acte gratuit", c'est-à-dire désintéressé, non pas au sens moral du mot, mais parce que cet acte n'est dicté par aucun intérêt défini et n'a pas de motivation . Définir la liberté comme possibilité de réaliser un acte gratuit pose d'abord un problème moral : quelle valeur accorder à une liberté qui, pour s'éprouver, transgresse toute forme de règle ? L'être humain a donc le choix. Hors de la société civile, nous n'avons pour nous protéger que nos propres forces ; dans une société civile, nous avons celles de tous. Pour comprendre cette conception, il faut en premier lieu insister sur le fait que Sartre pense que l'homme est un être indéterminé. C'est pourquoi l'existence est première par rapport à l'essence, c'est-à-dire à la nature de l'homme, qui n'est que le résultat de ce qu'il fait de sa vie. Dans une société civile, il ne peut plus l'être que par un seul. Bernard Pautrat, Paris, éd. Une première façon de définir la liberté positivement pourrait être de montrer que l'homme a la possibilité d'agir juste parce qu'il le décide. Gallimard, coll. La liberté n'est alors qu'une illusion, car l'homme est en fait le jouet des dieux. Car la liberté pouvant être guidée par la raison est parfois envahie par l’émotion qui prend le dessus sur l’homme ! L'être humain a le choix, c'est un être responsable de ses actes qu'il doit assumer devant la société. Philosophie Gestion et Finance; Mercatique ... c'est faire ce que je veux » : telle est notre définition courante de la liberté. Pour Descartes, il existe même une « liberté d'indifférence » : c'est lorsque l'être humain n'écoute même pas son entendement, lorsque son action n'est motivée par aucune raison réfléchie. Le déterminisme peut aussi être social ou psychologique : les actions de l'être humain ne sont que les effets de causes dont il est le plus souvent inconscient. Seules les actions qui suivent ce principe sont morales.